Inverser la cible

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Arrêter son choix sur un public cible demeure un risque. On a beau avoir étudié la question de long en large, le doute persiste souvent. On aura alors tendance à diversifier nos services et à multiplier les cibles, question de tout couvrir et de n’oublier personne.

Et si nous inversions les rôles? Et si la cible à choisir, c’était nous?

Au lieu de voir nos clients potentiels comme autant de cibles à toucher, pourquoi ne pas devenir soi-même la cible à atteindre, bien visible et reconnaissable pour le bénéfice que nous apportons?

Être recherché et en demande, n’est-ce pas là notre réelle aspiration comme entrepreneur?

 

Trop, c’est comme pas assez

Diversifier ses services et multiplier les cibles comportent leur lot de conséquences négatives :

1. Épuisement des ressources

La multiplication des cibles, c’est l’effet « Far West » qui oblige à tirer partout. Le cowboy entre dans le saloon, pistolets dans les airs et… bang, bang, bang, bang! Il fait beaucoup de bruit, épuise rapidement ses munitions, cause des dommages au plafond et fait fuir les gens.

Nos munitions (physiques, financières et émotionnelles) étant limitées, ne serait-il pas préférable que notre réputation d’excellence nous précède pour nous éviter d’avoir à constamment « dégainer »?

 

2. Dilution des efforts

Avoir trop de cibles, c’est comme devoir constamment rajouter de l’eau dans la soupe pour servir le plus de clients possibles. Avant longtemps, la soupe ne goûte plus rien. Il en va de même de nos efforts.

Pour attirer uniquement les clients en mesure d’apprécier réellement la valeur de ce que nous offrons, ne serait-il pas préférable de cesser de « diluer la soupe » et de concentrer notre attention sur la qualité de nos ingrédients?

 

3. Perte de crédibilité

Certains prônent la diversification pour assurer la pérennité de l’entreprise. Ce concept malheureusement mal compris nous pointe souvent dans la mauvaise direction et résulte souvent en une offre étendue de services qui dépassent largement notre champ d’activité principale.

Pour être attractif aux yeux de ceux qui recherchent les services d’un réel expert, ne serait-il pas préférable de ranger notre « valise de vendeur itinérant » et de faire briller ce qui nous rend remarquable et nous permet d’être dans notre zone d’excellence?

 

Devenons la cible

Le meilleur client est celui dont le besoin s’arrime à la perfection avec notre expertise, qui apprécie notre travail et le paie à sa juste valeur.

Au lieu de dépenser tant d’efforts à catégoriser le client, à créer un « persona » et une « clientèle cible », pourquoi ne pas nous concentrer sur la clarté du message qui exprimera le réel bénéfice de notre offre et interpellera le BON client?

À vouloir plaire à tout le monde, on finit souvent par ne plaire à personne.

Devenons la cible!