Il y a un rythme, il y a un ordre aux choses, dans la vie comme dans la nature. Certaines étapes ne s’inversent pas, on ne peut les substituer ni les ignorer.

Il en va de même dans les affaires. Gonflés d’enthousiasme et empressés de changer le monde ou de faire leurs preuves, les nouveaux et même les entrepreneurs plus expérimentés sautent parfois des étapes cruciales pour leurs entreprises ou leurs projets. (C’est comme vouloir poser les bardeaux sur la toiture avant d’avoir coulé la fondation.)

Shinny object syndrome…

À la base, le Shinny object syndrome, se présente comme une distraction pour les entrepreneurs empressés. Soucieux de faire avancer rapidement leur entreprise, ils se lancent dans des actions qui produisent en apparence du concret tel un logo, un site Web ou un post Facebook, sans vraiment réfléchir ni même avoir posé les fondations de leur marque.

 

L’abréviation S.O.S. (Shinny object syndrome) devrait déjà vous donner l’indice du danger imminent.

 

Le fait de voir et de presque toucher son logo, de le coller sur des documents rassure et donne l’impression d’avancer et d’accomplir des choses. C’est pour ça que nous avons cette impulsion presque viscérale de voir se matérialiser notre entreprise. Nous sommes attirés par des objets brillants au point de nous mettre parfois en danger.

Le bon ordre des choses

Je discutais récemment avec un entrepreneur qui souhaitait enregistrer des vidéos pour une formation en ligne (shinny object). Il cherchait des ressources pour capter les vidéos et les éditer, mais n’avait pas vraiment réfléchi ni décidé à qui s’adresserait cette formation, ni à son contenu. Après quelques minutes, il m’avouait qu’il préférait de loin côtoyer les gens, mais qu’il avait déjà trop investi en temps et en énergie pour arrêter son projet de formation en ligne…

Le bon ordre des choses pour cet entrepreneur aurait été d’avoir au départ une meilleure connaissance de soi, de ce qui l’anime ou l’énergise, de ses talents et compétences particulières, de ses valeurs, etc. Ensuite, il aurait dû se questionner non seulement sur son client idéal, mais aussi sur le produit ou service idéal et le contexte idéal. Cette triade « d’idéal » très puissante permet de répondre aux qui, quoi, comment, pourquoi et même plus.

Croyez-moi, personne ne meurt du Shinny object syndrome, mais devoir défaire pour refaire ça coûte cher, ça décourage, ça dépense des ressources inutilement et ça mine même la confiance des clients.

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